Nelson, engagé depuis toujours, Pisciacais depuis 2001, membre du MoDem depuis 2007, d'anticor depuis 2009.
Après une semaine hors de France, je rentre pour constater que la semaine a été chargée de tapage médiatique. Congrès de Versailles, remaniement gouvernemental… Quoi de nouveau ? En synthèse pas grand-chose.
Le président a bien tenu une conférence de presse devant les parlementaires, elle a tenu ses promesses et n’a donc rien apporté, pourquoi un 2e plan de relance qui n’ose pas dire son nom ? Le gouvernement change de tête, mais pour des postes confinés à celui de porte-parole des conseillers de l’Elysée, quels impacts pour la France ?
Lenteur présidentielle
C’est l’annonce de la semaine, il y aura un 2e plan de relance financé par un emprunt national. Je suis plutôt favorable à un emprunt national, la France est suffisamment dépendante énergétiquement des pays du moyen orient, inutile d’amplifier la dépendance financière.
Mais pourquoi aussi tardivement ? La plupart des acteurs politiques estimait le premier insuffisant. Je n’ai pas les compétences pour en juger, je regrette par contre qu’annoncé comme de l’investissement il s’agit en fait d’un plan de dépense tout azimut sans objectifs de gain et avec une part d’investissement minoritaire.
N. Sarkozy donne donc raison aux premières critiques avec une perte de temps regrettable (un an minimum). Cela arrive un peu souvent, on peut citer par exemple la police de proximité supprimée puis réhabilitée avec un nom différent ou bien la discrimination positive à l’Américaine qu’il finira par mettre de côté pour prendre en compte les critères sociaux.
Sous une apparence de dynamisme volontaire, on est bien dans de la dépense d’énergie que la clairvoyance d’un homme d’Etat devrait éviter.
Nouveau casting, même scénario.
Les ministres changent mais la méthode reste inchangée. Un président jette des idées lors d’un discours, les ministres découvrent en même temps que les journalistes et les Français. Pas de réflexion en amont. Il faut un emprunt national, mais on ne sait pas pourquoi. Les ministres courent derrière et meublent comme ils peuvent.
Un séminaire est lancé d’urgence pour essayer de comprendre à quoi il va servir, de combien il sera. On ne saura uniquement qu’il devrait être lancé en 2010. On reste dans les habituelles déclarations approximatives qui au final ne veulent rien dire. Souvenez-vous de l’euro versé dans les énergies renouvelables pour chaque euro « nucléaire », on parle d’investissement, de recherche, de maintenance ? Souvenez-vous de la taxe professionnelle, supprimée ? Complètement ? Partiellement ? Remplacée ?
La France a, plus que jamais, besoin de priorités, d’un cap, d’un pilote.