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Nelson

  • Nelson
  • Engagé depuis 1977

Piscicais depuis 2001
Modem depuis 2007
Anticor depuis 2009
Mail: anticor.poissy@gmail.com
  • Engagé depuis 1977 Piscicais depuis 2001 Modem depuis 2007 Anticor depuis 2009 Mail: anticor.poissy@gmail.com

phrase du jour

Je ne suis pas né Français ni même Européen, mais je suis Français et Européen.

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 11:35

En rentrant de vacances, je me dis que c’est bien les 35h, tout de même. Pas à cause des RTT (c’est bien aussi) mais parce qu’indirectement cela a allégé le trafic routier. En pouvant prendre un vendredi, un lundi… en plus de la semaine de congés, les vacanciers peuvent étaler dans le temps leur départ ou leurs retours. Je me souviens qu’il y a peu, les bouchons étaient systématiques le dimanche soir en région parisienne. C’est moins souvent le cas et bien avant la crise ou l’envolée du prix de l’essence.

 

Mais à la base ce n’était pas le but des 35h. Réduire le temps de travail pour favoriser l’emploi. Est-ce que cela a vraiment fonctionné ? Si on écoute le PS, cette réforme à généré un nombre considérable d’emploi sans pénaliser la production. Pour l’UMP, il y a eu très peu d’emploi créé mais il y a eu surtout un gel des salaires et la compétitivité de la France a été durement touchée. Pas très cohérent tout ça, pour que la compétitivité de la France soit affaiblie il aurait fallu qu’il y ait eu une très grande quantité d’emplois de créé, sans gel de salaires.

 

Il n’y a pas de statistiques consensuelles, chacun sortant la sienne (comme pour les sondages) afin de dire un peu n’importe quoi. Quel a été l’impact des 35h sur notre vie ?


Il faut voir que "les  35h" n’existent pas comme une entité unique. Ce principe a été appliqué (ou pas) de différentes manières dans les entreprises. Il y a donc une multitude de 35h. Seuls les salariés sont touchés. Vous pouvez demander à l’épicier du coin ce qu’il a gagné ou perdu, il risque de ne pas comprendre. Par contre dans les grandes entreprises il y a eu un impact fort et pas forcément négatif, pour l’entreprise. En effet, la mise en place d’une réflexion sur le temps de travail a permis de signer des accords que la plupart des chefs d’entreprise d’auraient jamais rêvé : l’annualisation du temps de travail (très précieuse en période de crise), la suppression de pauses payées, le gel de salaire, les heures supplémentaires capitalisées et non payées… A la clé : une incroyable productivité reconduite tous les ans. La réalité est que les effectifs des grandes entreprises ne cessent de décroitre, avec ou sans 35h.

 

Les PMEs ont été plus fortement touchées. Mais là encore pas de la même manière. Cela dépend du secteur et de la manière dont cela se passe. Toutes les PMEs ne font pas de production (conseil, commerce…). Certaines se sont contentées de réduire leur plage horaire : le même travail avec moins d’heures. Les PMEs industrielles avec une masse salariale plus faible et des processus déjà optimisés, ont plus de difficultés pour trouver des pistes de productivité. Celles-ci ont souffert des 35h.

 

Un retour au 39h n’est pas imaginable car cela pourrait mettre en cause la productivité acquise et serait socialement extrêmement dure. C’est pourquoi il faut aider les PMEs, en priorité celles qui appartiennent au tissu industriel : celles qui souffrent encore aujourd’hui. Une augmentation de la TVA en échange d’une baisse des charges est possible. Certains appellent ça la TVA sociale, mais il s’agit plutôt d’une TVA protectionniste. L’exonération (plafonnée) de charges pendant une durée donnée pour une embauche dans une PME également. Il y a aussi la simplification des démarches administratives. Celui qui a essayé de créé son entreprise (face à l’URSSAF, pôle emploi…) comprendra.

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Published by Nelson - dans Réflexion
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